dimanche, 29 août 2010

Sur les traces du loup

Un couple de loups a animé l’actualité du début du mois d’août dans les Alpes en Valais central. Après avoir dévoré quelques moutons sur l’Alpage du Scex et le « Varneralp », ils s’étaient attaqués à des génisses signant ainsi leur arrêt de mort. C’est dans cette ambiance un peu électrique que je me suis rendu dans la région avec le secret espoir de croiser cet habitant un peu encombrant, bien que je sache qu’il ne se montre que très rarement en pleine lumière.
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Le début de la balade est magnifique. Le chemin serpente le long d’un bisse parmi les nombreuses et impressionnantes cascades de la Tièche.
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De l’autre côté de la grande vallée, les plus beaux 4000 des Alpes se découpent sur l'horizon. On reconnait le Cervin et la Dent-Blanche.
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Dans les prés, les chèvres sont aussi insouciantes que dans le conte d’Alphonse Daudet. Elles ne se doutent pas des drames qui se sont produits ces derniers jours un peu plus haut dans la montagne, là où l'herbe paraît plus verte.
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Les moutons et le bétail ne sembent pas beaucoup plus inquiets.
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Mais à la croisée des chemins, la carcasse en décomposition d’un mouton ainsi que le flanc blessé d’une génisse rappellent que l’animal n’est pas imaginaire.
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Cependant, la balade se poursuit sans accroc. Seul l’immense rocher surplombant le Col de la Roue me fait encore penser au loup (ou à un gros chien couché ou à un sphinx valaisan).
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Au retour, de beaux lycoperdons font un dernier clin d’œil à l’animal… Ne les appele-t-on pas vesses de loup ?

Deux jours plus tard, soit le 11 août, un loup mâle a été abattu au petit matin sur l'alpage du Scex alors qu’il s’approchait un peu trop des génisses. Et comme dans le célèbre poème d'Alfred de Vigny, la femelle (et ses petits ?) courent toujours...

...
Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
...

« La mort du loup », D’Alfred de Vigny (1797-1863)

11:25 Publié dans Nature | Tags : loup, alpage du scex, valais, col de la roue, didier ulrich, carcasse mouton, génisses | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

Commentaires

Très chouette ta quête du loup. Qui plus est dans une superbe région. Eh oui, la cohabitation est difficile. Souhaitons qu'on trouve un jour une solution moins radicale!

Écrit par : Nomade | dimanche, 29 août 2010

d'après certains gardes chasse transalpins ,connaisant bien ces animaux, il semblerait que le loup soit un indateur sûr concernant le climat,parait qu'il ne va jamais ou il y a grand risque de pollution,a suivre ,tout comme les corneilles souvent jugées indésirables,cependant pour ceux qui ont encore envie de regarder le ciel,en météorologie elles sont incollables un jour voir deux avant pour qui sait les observer ,grâce à ces charmants volatils on sait ce que le ciel va nous réserver,quand au loup comme disait la chanson,promenons-nous dans les bois ,pendant que le loup y'est pas...etc etc

Écrit par : lovsmeralda | samedi, 18 septembre 2010

Les commentaires sont fermés.