mercredi, 07 novembre 2012

Maximum du cycle solaire N°24 ?

Après une intensité élevée les derniers mois de l'année 2011, l'activité solaire a fortement diminué depuis de nombreuses semaines.
soleil,cycle 24,cycle 25,climat,dalton,sun,activité,didier ulrich soleil,cycle 24,cycle 25,climat,dalton,sun,activité,didier ulrich
Le soleil le 7 novembre 2012. L'activité est faible. Seules de petites taches sont visibles à sa surface. 

Dès lors, certains scientifiques n’hésitent plus à annoncer que le maximum du cycle actuel N°24 est atteint, voire dépassé alors qu’il n’était prévu que pour le mois de mai 2013. Ce cycle atypique avait déjà débuté avec plus d’une année de retard sur les prévisions (voir ma note écrite en 2009 « panne de soleil ? ») et sera probablement le plus faible depuis des décennies, voire même depuis plus de 100 ans ou depuis le cycle N°14 en 1906.

soleil,cycle 24,cycle 25,climat,dalton,sun,activité,didier ulrich
Nombre moyen de taches observées depuis l'an 2000 et leur prévision jusqu'en 2019.
(source : http://spaceweather.com/)

Quant au cycle solaire N°25, les prévisions de la NASA ne sont pas très bonnes. Il devrait commencer vers la fin de 2020 et le nombre de tâches solaires devrait être encore plus faible que durant le cycle actuel. Tout semble indiquer que le maximum moderne marque une pause et que l'on s'oriente vers un minimum comparable à celui de Dalton. A confirmer...  

soleil,cycle 24,cycle 25,climat,dalton,sun,activité,didier ulrich
L'évolution des différents cycle solaires depuis l'an 1600.

18:23 Publié dans Climat, Espace, Science | Tags : soleil, cycle 24, cycle 25, climat, dalton, sun, activité, didier ulrich | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

samedi, 22 septembre 2012

Ainsi fondent, fondent, fondent...

... les glaces polaires. La nouvelle est plutôt alarmante mais pour beaucoup de monde, elle est passée quasi inaperçue. Cette année, la calotte polaire boréale a fondu comme jamais durant la saison chaude. A la veille de la longue nuit polaire (l'équinoxe aura lieu le 22 septembre à 16h48 CET), la banquise autour du pôle nord ne s'étendait plus que sur 3,4 millions de km2, alors que la moyenne calculée depuis le début des observations par satellite se monte à plus du double, soit environ 7 millions de km2 à la fin de l'été. 
climat,glaces,polaires,banquise,pôle nord,fonte,2012,effet de serre,carbone,dioxyde,nsidc,didier ulrich climat,glaces,polaires,banquise,pôle nord,fonte,2012,effet de serre,carbone,dioxyde,nsidc,didier ulrich
A gauche : l'extension de la banquise le 19 septembre 2012. En blanc la glace, la ligne rouge représente l'extension moyenne à la fin de l'été. A droite : l'évolution de la banquise durant les 4 derniers mois. La ligne grise foncée représente la norme, la ligne pointillée le dernier record de fonte datant de 2007. Source : National Snow & Ice Data Center

Plus alarmant encore, ces vastes étendues libérées des glaces attirent les convoitises et rendent possible de nouvelles prospections des fonds marins. D'immenses gisements d'hydrocarbures vont donc être exploitables à moyen terme ce qui augmentera d'autant la production de gaz à effet de serre. climat,glaces,polaires,banquise,pôle nord,fonte,2012,effet de serre,carbone,dioxyde,nsidc,didier ulrich
En Suisse aussi les glaciers alpins ont mauvaise mine, comme le montre cette photo du Driestgletscher prise le 22 août 2012 pendant la canicule. La zone d'accumulation de neige est de plus en plus limitée en altitude et le bas de la langue fond inexorablement sans être renouvelée.

mercredi, 29 août 2012

Hommage

Alors âgé de 7 ans, je me souviens comme hier de ce réveil au milieu de la nuit du 20 au 21 juillet 1969. Les yeux pleins d'étoiles et frissonnant, je me revois assis en famille sur le parquet de la grande salle du chalet devant le petit écran de télévision de ma grand-mère. Les images, un peu floues, de ce héros foulant pour la première fois le sol lunaire sont ancrées en moi et ont sans aucun doute contribué à mon intérêt pour la science et l'espace. Depuis le 25 août dernier, la Lune est un peu orpheline. Voilà en guise d'hommage, une photo prise deux jours avant la disparition de Neil Armstrong (1930-2012).
Lune du 23 août 2012

« One small step for a man, a giant leap for mankind » 
 

11:21 Publié dans Espace, Science | Tags : hommage, lune, armstrong, aldrin, collins, saturne 5, apollo, espace, alunir, 20 juillet, 1969 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

samedi, 11 août 2012

Marées

Lors de mon récent voyage en Bretagne et n'étant pas un familier de l'océan, j'ai été surpris par l'amplitude de la marée. Celle-ci résulte de l’attraction combinée de la Lune et du Soleil sur la masse liquide des océans. La marée est maximale lorsque la Lune et le Soleil se trouvent en conjonction ou en opposition par rapport à la Terre (pleine lune ou nouvelle lune) car leurs forces d'attraction s'ajoutent. Le samedi 21 juillet à Saint-Malo (nouvelle lune), la différence entre la haute et la basse mer était de plus de 10 mètres, comme le montrent les deux photos du Fort National prises à 6 heures d'intervalle.
Maree_Basse.jpg Maree_Haute.jpg

Les marées atmosphériques, un phénomène moins connu :
L'atmosphère se comportant comme un fluide, il est lui aussi soumis à une marée semi-diurne ; bien que moins visible que la marée océanique, cette marée induit des variations de la pression atmosphérique de l'ordre de 1 hPa. Sachant qu'au niveau de la mer, la pression atmosphérique varie d'un hectopascal si on s'élève de 8 mètres, on arrive à une valeur similaire à la marée océanique. Mais cette variation est souvent noyée dans des variations de plus grandes ampleurs causées par les mouvements atmosphériques autour de la Planète. Il n'est pas rare qu'une dépression ou un anticyclone fasse varier la pression de plus d'une dizaine d'hectopascals sur une seule journée. Mais lorsque la pression est très uniforme, certains météorologues n'hésitent pas à rendre responsable la marée atmosphérique de phénomènes météorologiques difficilement prévisibles telles que les thermiques matinales...

09:38 Publié dans Climat, Météo, Science | Tags : marée, tide, ocean, mer, manche, saint-malo, été, climat, atmosphere, marnage, haute, basse, lune | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

lundi, 30 juillet 2012

Mirages

Un coucher de soleil au bord de l’océan offre souvent un magnifique spectacle pour les yeux. Mais c’est aussi un émerveillement pour l’esprit si on essaie de comprendre pourquoi le soleil prend des formes aussi étranges et colorées. Un récent voyage en Bretagne dans la région de Saint-Briac me permet de vous ramener quelques photos de mirages solaires observés le 25 juillet 2012.

Un mirage est un phénomène optique dû à la réfraction des rayons lumineux dans une atmosphère inhomogène, soit si deux couches d’air très proches ont des températures très différentes. La déviation de ces rayons donne alors l'impression que l'objet que l'on regarde est défromé ou qu'il se trouve à un endroit autre que son emplacement réel.
Mirage1.jpg
Il est 21h56’. Le soleil aborde la zone d’inversion de températures et il s’aplatit.

La manifestation la plus courante des mirages est observée sous forme de « flaques » au loin sur les routes en été ; la température de l’air à proximité immédiate du sol étant en effet nettement plus chaude que dans les couches supérieures. Mais des mirages peuvent aussi se produire lorsque l'air en surface est beaucoup plus froid que l’air ambiant, ce qui était le cas le 25 juillet en Bretagne avec une Manche à 16°C et une masse d’air à 25°C.
Mirage3.jpg
Mirage4.jpg
Le soleil descend sur l'horizon. Son image se reflète comme dans un miroir sur la couche d'inversion de température et lui donne d'abord une forme de champignon... 
Mirage5.jpg
... puis son reflet (mirage) se sépare même de son image réelle. Mirage6.jpgMirage7.jpgMirage8.jpg
Le soleil couché, il ne restera que son mirage sur les basses couches de l'atmosphère. Ce reflet restera illuminé plus d'une minute avant qu'il ne disparaîsse définivement.